Petit cours d’histoire pour revenir sur les traces du libertinage…
A l’origine, la pratique du libertinage était une sorte de philosophie, tout cela nous fait remonter à l’époque de l’antiquité grecque au temps des doctrines du philosophe grec « Epicure ». Je peux donc vous assurer que cette pratique existe depuis bien longtemps.
« Epicure » était adepte de la pensée libre, d’ailleurs il disait : « au-delà des lois et des règles connues de tous peut se trouver la vérité, l’innovation. Arrêter ses pensées à ces seules règles et lois est donc une erreur ».
Aujourd’hui, nous nous rendons compte que l’histoire lui donne raison, puisque ce qui ont refusé de croire comme vrai tout ce qui était connu à l’époque sont aujourd’hui considérés comme les plus grands penseurs, artistes, philosophes, scientifiques ou encore inventeurs de toute l’histoire.
Le libertin n’est pas seulement cet aristocrate désoeuvré et décadent qu’on a pris l’habitude d’imaginer. Le libertinage est d’abord un courant de pensée radicale qui a traversé toute l’Europe, de la Renaissance à la Révolution française.
Certaines personnes sont allées encore plus loin, comme les disciples d’Epicure, qui prétendaient que les règles appliquées en sociétés, les lois, les croyances religieuses étaient ni plus ni moins des principes qui limitaient leurs pensées. C’est à partir de là que sont nés les fondements de ce que l’on appelle plus précisément de nos jours « le libertinage ».
Le libertinage a grandement contribué à façonner notre société ; Le mot « libertinage » vient du latin « libertinus » l’esclave qui vient d’être libéré, «un affranchi ». Il comporte deux versions principales :
- dans sa version d’origine, le libertin est celui qui remet en cause toutes formes de dogmes établis, c’est un libre penseur (ou un libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse (exemple : De Montaigne à Sade en passant par Cyrano de Bergerac ou Dom Juan) ;
- dans la version actuelle : le sens qui prévaut de nos jours se réfère au libertin de mœurs, c’est-à-dire celui qui s’adonne aux plaisirs charnels (voire à la sexualité de groupe) avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle.
Le libertinage fait débat
On désigne ceux qui s’affranchissent des règles sociales par le surnom méprisant de « libertins ». Les « libertins », sont, dans la société genevoise mise en place par Jean Calvin au XVI e siècle, ceux qui ne se retrouvent pas dans les règles de vie protestante imposées dans la ville suisse.
Les premiers libres-penseurs, que Calvin appelle « libertins » en référence au latin « libertinus », sont les esclaves affranchis de la Rome antique. La Renaissance voit se multiplier penseurs et humanistes qui réagissent contre le poids que la religion catholique impose sur l’Europe depuis le Moyen-âge.
Tel Montaigne, qui invente le concept de scepticisme à l’égard de tout dogme dans ses Essais ou Giordano Bruno, un ancien moine italien devenu philosophe qui finit sur le bûcher, en 1600, pour avoir clamé que l’univers est infini.
Le libertinage est donc le courant de pensée de tous ceux qui veulent conquérir la liberté d’un homme qui vit uniquement selon les règles de la nature.
C’est au XVII e siècle que les mentalités évoluent. Avec le règne d’Henri IV et celui de Louis XIII, la société évolue et les moeurs s’allègent. Le libertin devient alors un intellectuel épicurien. Comme « les messieurs du Marais », un groupe de jeunes aristocrates érudits qui profitent de la vie et de ses plaisirs. Athées, débauchés et aimant le luxe, ils s’inspirent des pensées de l’Italien Giulio Cesare Vanini pour publier des textes satyriques ou érotiques de façon anonyme. Parmi eux, le célèbre Théophile de Viau, le poète le plus lu de tout le XVII e siècle.
Libertinage et poésie
Ces libertins se réfèrent alors à un certain « libertinisme » ou libertinage savant, qui influencera d’autres auteurs comme Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac ou Pierre Gassendi. Mais c’est Pierre Bayle qui fait office de vrai penseur libertin. Dans son livre Pensées diverses sur la comète (1683), il développe l’idée qu’un libertin peut être athée et vivre avec sa propre morale. Chose inimaginable à l’époque.
Durant tout le XVII e siècle, le libertin est connu pour être un homme aux moeurs légères. Le personnage de Dom Juan est popularisé par Molière, et avec lui l’idée qu’un libertin profite de ce courant de pensée pour s’affranchir de toute morale. Cette image de l’aristocrate dépravé prend toute sa consistance au XVIII e siècle. En même temps que les philosophes des Lumières voient dans la liberté un idéal à atteindre dans la quête du bonheur, le roman libertin apparaît et devient un genre littéraire particulier. La mort de Louis XIV, en 1715, signe l’apparition d’un nouveau libertinage de moeurs.
Libertinage, tout un art
Les oeuvres libertines du XVIII e siècle sont ouvertement érotiques, comme les contes de Voltaire ou de Diderot. Mais il s’agit également de récits initiatiques, où un jeune aristocrate entre dans la société pour y apprendre ce qu’elle cache de plus licencieux. Le roman de Vivant Denon, Point de lendemain, est tout à fait représentatif de ce style. Mais c’est sans aucun doute Les liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos, qui fait référence.
Le libertinage prend alors toute son ampleur, et se retrouve même dans les peintures de Boucher, Watteau ou Fragonard. La fin du XVIII e siècle est l’apanage des auteurs libertins, comme le comte de Mirabeau, Restif de la Bretonne ou Sade, le Divin Marquis, sans doute l’auteur le plus extrême de la pensée libertine. La philosophie dans le boudoir est son véritable essai libertin, tant ce livre appelle l’Homme à s’affranchir de la morale, Dieu ou toute norme sociale, pour n’écouter que la Nature et ses instincts. Légitimant ainsi, par exemple, les pires des méfaits, comme le meurtre.
Avec la Révolution française, le libertinage perd sa principale raison d’être. Les libertins sont légitimes parce qu’ils vivent dans une société aux carcans solides. Brisés par 1789, la société française se transforme et les libertins n’y font plus figure de « libres penseurs ». Depuis lors, le libertinage ne se réfère qu’à la dépravation et au relâchement moral, n’ayant plus aucune connotation intellectuelle. Il n’y a qu’Aragon, au XX e siècle, pour s’affirmer libertin. Le poète surréaliste se voit comme tel parce qu’il définit le libertinage comme « l’amour de la vie, des idées et de la liberté ».
Libertinage, aujourd’hui
Comment évoluent les libertins dans notre société, bien ! j’ai envie de vous dire, on ne les retrouvent pas tous dans des sectes, ni dans une religion particulière, ni dans des clubs strictement réservés qu’à eux, ou dans des groupes particuliers . Ce sont des personnes comme vous et moi qui ont choisis de vivre leurs vies de façon différente, et ne se préoccupent pas du tout du fait qu’ils puissent gêner « la bonne société » avec ses règles et ses dictats. Le libertin sera libre de choisir sa religion, il sera athée ou non, il fera bon comme il lui semble. Il ne sera pas jugé, nous avons fait un grand en avant.
Par contre, le libertin sera émancipé sur le plan sexuel, il n’aura aucune gène à pratiquer un rapport physique avec un autre partenaire que le sien, si celui-ci est au courant et l’accepte bien évidemment. Et vice versa, il accepte la même chose pour son partenaire, c’est la règle du libertinage. C’est une quête de liberté, sans prise de tête, sans règles fixes, imposées par d’autres personnes. Par contre, ils n’outrepasseront pas la loi c’est déjà cela. Beaucoup aimerait croire en la liberté totale, mais malheureusement ou heureusement, nous vivons dans un pays où règne loi, règles et limites. « Ne pas empiéter sur son voisin, mettre des distances, on connait tous ces termes et pour finir la liberté de l’un s’arrête où commence la liberté de l’autre ».
Chaque libertin peut se prévaloir de sa propre éthique et d’un code de conduite qui lui fera préférer certaines pratiques sexuelles à d’autres. Le tout réside dans le fait qu’un libertin, obligatoirement, fera ce que bon lui semble, surtout en matière de sexualité.
Les pratiques dites libertines sont donc celles qui sortent du rang. Celles que toute personne « bien comme il faut » ne ferait pas. Elles existent depuis des siècles, elles sortent de l’ombre et en font fantasmer plus d’un. Et pourtant, elles restent pratiquées par une minorité.
Dans le milieu libertin, il y a des codes dit de « bons usages, et bonnes moeurs », on dit des règles libertines qu’elles sont appelées « le contrat libertin ».
Chaque individu passe un accord de principe, sur la façon dont il voit son évolution dans ce monde, il codifie les termes de sa relation, qu’elle soit sentimentale ou non, sexuée ou non, en fonction de ses envies. En fait, si l’on regarde bien, on pourrait passer des accords de principe dans toutes les situations, que vous soyez en union libre, en couple monogame, marié, etc …. à condition que votre dialogue soit réfléchit et construit.
Libertinage et la femme
Elle cherche avant tout à s’amuser. Aujourd’hui, la femme apprend aussi à prendre du plaisir, alors qu’auparavant, la majorité se rendait dans des clubs pour suivre leur mari ou pour leur faire plaisir. Les libertines se reconnaissent donc toutes désormais dans une quête commune de plaisir. Elles se sentent libérées par rapport aux autres couples et ont en commun l’impression d’appartenir à une élite.
LIBERTINAGE ET LE COUPLE
S’il ne crée pas de révolution des moeurs, Le libertinage contribue à la révolution des moeurs. Il transforme les couples et sa recomposition.
Notamment parce qu’il donne à la sphère sexuelle une place aussi importante que la sphère du couple et celle des enfants. Il s’agit d’une conquête pour les femmes, et pour les hommes, un moyen de rendre une sexualité auparavant cachée beaucoup plus visible.
On peut donc imaginer que le rapport à la sexualité se modifie et que le libertinage prendra une place encore plus importante. Mais il est encore impossible de deviner comment la chose évoluera.
Libertinage dans les clubs
On peut parler de phénomène qui prend de l’ampleur, grâce à internet d’ailleurs; Avant les années 90, on ne trouvait pas d’articles ou très peu, dédiés au club de libertinage. Le libertinage restait « tabou », on ne disait pas que l’on pratiqué cette forme de sexualité, de peur de choquer, et cela restait réservé à la haute société dites « classes supérieures ».
Mais heureusement, les temps ont changés, et les couples se sont ouverts à cette pratique pour donner du piment à leur vie sexuelle, Ils ont suivis le mouvement des gays et se sont libérés sexuellement. Au même titre que les boutiques de sextoys se démocratisent, le libertinage fait partie intégrante de l’évolution de notre société.
Dans chaque département, en France, on trouve de plus en plus d’établissements libertins, ce qui tendrait à dire qu’il y a une demande croissante.
En conclusion :
Le libertinage c’est une philosophie de vie avant tout, vous l’avez compris j’espère. On consomme, on profite de tout, à chaque instant de la vie. On se fait plaisir et l’on fait plaisir aux autres.Bref, on se fait du bien moralement et physiquement.
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