Mon interprétation du masochisme

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Je l’avoue je suis une personne masochiste, j’aime les coups violents, j’aime supporter les douleurs, j’aime lorsque Mon Maitre me pousse à résister encore plus que la veille. Etre masochiste à souvent été vu comme un acte déroutant mais de mon point de vue il s’agit plutôt d’une éducation, je suis maso depuis toute jeune, je suis masochiste d’âme. Je vais essayer de vous transmettre mon point de vue sur le masochisme.

Qu’est ce que le masochisme ?

Il s’agit d’une déviation sexuelle dans laquelle le sujet ne trouve le plaisir que dans la douleur physique et les humiliations qui lui sont infligées. Il s’agit également du comportement de quelqu’un qui semble rechercher les situations où il souffrira, sera mal, en difficulté…

Au fond ces deux définitions, issues du Larousse, se rejoignent pas mal dans le sens où la personne recherche le plaisir par la douleur physique ou moral.

Un point commun relie ces deux définitions : l’envie ou le désir d’être violentée. Ceci étant, ces définitions du masochisme me semblent trop légères et je vais donc vous partager ma vision de la chose.

Masochisme : La mode du SM

Le fait d’aimer avoir mal, prendre des coups et supporter la douleur est souvent plus dur à comprendre que le fait de prendre du plaisir à voir quelqu’un souffrir. La position de victime est moins comprise.

Après avoir lu pas mal d’articles, vu pas mal de vidéos et discuté avec des personnes du milieu BDMS, je me suis rendu compte que les avis divergent pas mal sur le sujet.

Suite aux films érotiques SM soft qui sont sortis, le masochisme est petit à petit mieux accepté dans la société actuelle. Ceci étant ce que montrent ces films, sans intérêt, est souvent faussé et bien loin de la réalité.  Ces films mettent à la mode le masochisme mais le dénature totalement. Du coup, il en perde tout son sens et se pratique n’importe comment. Cela me rappelle ces jeunes ados qui font leur éducation sexuelle devant des films porno…

Déjà étant jeune je prenais du plaisir à me faire frapper, cela m’est venu naturellement. Je me souviens d’une petite altercation, au lycée, lorsque j’avais 15 ans, ou un jeune garçon m’avait donné un coup au visage. Certes j’avais eu mal, j’avais été vexée mais au fond, j’avais aimé cette douleur. Je me souviens m’être plusieurs fois masturbée en pensant à ce garçon. Comme si son coup avait stimulé mon désir pour lui. C’est peut-être à cette période que mon masochisme c’est révélé.

Je ne suis pas de celle qui sur-joue en mode actrice porno faisant des petits gémissements répétés 40 000 fois pour avoir une illusion du plaisir parfait. Il m’est  arrivé de parler à des soumises qui m’avait vu pendant des soirées BDSM, elles m’admiraient de pouvoir encaisser tant de coups violents sans rien dire tout en prenant un plaisir immense, elles me jalousaient presque. Je pense que le côté cérébral du BDSM a été quelque peu oublié et cette nouvelle mode du masochisme en est l’une des principales causes à mon sens.

Au fond, ce qu’il faut savoir c’est que l’on ne devient pas sadique ou masochiste du jour au lendemain, on est maso ou sadique dans l’âme et on le découvre petit à petit. Il ne suffit pas de jouer à des jeux SM pour apprécier réellement le masochisme ou le sadisme.  Pour être masochiste il faut connaître les bases il ne suffit pas de recevoir une petite tape sur le cul en faisant quelques gémissements ultra simulés, si vous faites cela ce sera de la comédie et non du SM pur. Pareil en ce qui concerne les petits coups de fouet bdsm qui claque à peine le cul, ceci est de la pure comédie montée de toute pièce, pas du SM.

Le masochisme et l’acting ou la fausse réalité

Nombreuses sont les personnes qui cherchent à se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas, juste pour se faire mousser ou pour faire plaisir à leur partenaire qui rêve de tomber sur une adepte du masochisme. Il ne faut pas résister à la douleur pour être une bonne masochiste mais il faut s’abandonner dans la douleur, prendre son pied.

Cela a le don de m’énerver lorsque dans les soirées BDSM je vois des soumises hurler à la mort alors que le fouet les a à peine effleuré, que de comédie…  Implicitement, je me sens rabaissée moi qui pratique le vrai SM, le vrai masochisme, cela m’enlève toute crédibilité.

J’ai découvert tous les plaisirs SM de manière intelligente, j’y ai rajouté un côté cérébral et psychologique pour me préparer au mieux à devenir une femme soumise et masochiste. Sans une préparation psychologique on n’apprécie par réellement le masochisme, j’en suis convaincue. Les soumises que je voie dans les soirées SM se font frapper avec douceur, elles ne ressentent donc aucune douleur, à quoi bon alors il n’y a aucuns plaisirs. Le masochisme implique forcément de la douleur…

Avec le temps, je me rends compte que pour bon nombre de soumises, il s’agit juste de faire comme tout le monde, de suivre ce phénomène de mode. Au fil du temps, j’ai appris à succomber à la douleur, l’accepter pour prendre mon pied, cela n’a pas été facile, je n’ai pas réussi du jour au lendemain à apprécier le masochisme qui sommeillait en moi.  J’ai surtout appris à percevoir mes sensations, car au début je ne ressentais pas le plaisir intense que je ressens aujourd’hui lorsque l’on me frappe, certes je mouillais comme une chienne mais je n’arrivais pas à l’orgasme facilement comme aujourd’hui. C’est après plusieurs mois que j’ai appris à aimer profondément les coups, ressentir un immense plaisir, c’est comme cela que je suis devenue une vraie masochiste qui aime endurer la douleur jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus. Le masochisme s’apprend et ne s’improvise pas. Il nécessite de la pratique et surtout d’être guidé par un Maitre digne de ce nom.

Le masochisme ou le plaisir de se faire frapper

Tiens justement, hier je lisais un document sur le film 50 nuances de GREY qui a pris une ampleur phénoménale (en passant je me demande bien pourquoi, le film est aussi naze que le livre). Intriguée par le succès de ce navet, je n’ai pas pu m’empêcher de farfouiller dans les commentaires du film et du livre.

Un homme se plaignait en disant qu’il n’était pas du tout intelligent de la part de l’auteur d’avoir banalisé autant le milieu SM et maso et ce monsieur disait en gros qu’il était impossible de prendre un réel plaisir à se faire frapper.

Je suis totalement alignée avec ce commentaire sur le fait qu’il n’est pas très correct de banaliser le milieu SM et le masochisme. En revanche, je ne le rejoins pas du tout sur le second point. Il y a un réel plaisir lorsque l’on se fait frapper, et l’auteur n’aurait pas employé le terme masochisme si elle ne savait pas ce que cela voulait dire exactement. J’en suis moi même la preuve vivante, j’aime mon masochisme et j’aime me faire battre par Mon Maitre.

Vous l’aurez compris, je n’aime pas du tout cette saga mais je dois avouer que l’auteur ne s’est pas trompée dans sa définition du masochisme : un masochiste tire plaisir de la violence qui lui est infligée. Evidemment plusieurs choses rentrent en jeu : l’envie et le fait d’être assistée par un maitre qui connaît très bien le mécanisme psychologique du sadisme et masochisme. Ceci étant, je ne sais pas si certaines personnes sont prédisposées à être maso un jour et prendre du plaisir dans la douleur jusqu’à jouir comme une dingue.

Mon maitre m’a fait découvrir le masochisme et le plaisir qui en découle n’est pas descriptible. Le cote cérébral est la source de ce plaisir c’est sur, je peux maitriser l’intensité de la douleur et même parfois en me concentrant la faire disparaître. Plus je vais avoir mal, plus je ressens le plaisir monter en puissance jusqu’à ce que je ressente l’orgasme arriver. Mes plus gros orgasmes viennent d’un acte masochiste, c’est explosif, lorsque je ne peux plus supporter les coups, ma chatte dégouline et explose.

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