Le moneyslave est un esclave financier pour lequel le don d’argent est un fétichisme et c’est un milieu où des jeunes femmes sont très opportunistes et en abusent. On assiste notamment à une recrudescence des arnaques sur les sites internet comme les tchat, sites de rencontre …etc
Quelques notions sur le moneyslave
L’esclave financier ‘est une personne qui aime donner son argent à une maitresse voir même pire, qui aime se faire voler son argent par cette dernière. Il en tire une certaine satisfaction et cela vient nourrir son fantasme de victime financière. C’est une sorte de processus intellectuel un peu surprenant mais particulièrement intriguant je dois bien l’avouer. Cela peut certainement vous choquer, mais pour eux cela représente le plaisir ultime. A la différence du soumis qui aime offrir un cadeau à sa maitresse, le moneyslave doit être abusé, humilié, avec ses liasses de billets par une maitresse dominante. C’est essentiel, pour qu’il puisse prendre son pied. Il sait qu’il est simplement un portefeuille sur pattes, l’humiliation en public il adorera cela.
Le rapport entre un moneyslave et sa maitresse est assez particulier. Cela n’a rien d’un jeu, il est « sa chose », « son jouet », « son pigeon », il exécute tous ses caprices matériels, il n’y a aucunes limites, c’est la règle, c’est ce qui le fait vibrer. Il se sent important pour elle, il pense avoir le contrôle sur sa maitresse en ayant le sentiment de l’avoir acheté. Sa maitresse ne doit pas et n’est pas une opportuniste, elle profite juste de la situation, elle en joue, elle est indifférente, son seul but est de se faire plaisir matériellement et de jouer son rôle d’humiliatrice. C’est ainsi, que la maitresse est reine, elle décide de toutes les situations, l’esclave doit se plier à ses désirs, sans rien demander en retour. Il doit la traiter comme une reine, l’entretenir. Quand, sa maitresse fera les boutiques, il se pliera à ses moindres désirs quitte à passer pour un simple domestique, il lui portera ses paquets, il dépensera sans compter, il sera humilié devant tout le monde, car elle le traitera comme un sous fifre sans intérêt. Il sera content de toute façon, c’est sa façon d’exister auprès de sa maitresse. Il ne devra pas marcher à ses cotés, la tête baissée, ne devant pas la regarder. D’autres moneyslaves préfèreront passer devant un distributeur de billets et retirer une certaine somme d’argent pour la remettre très fièrement sans dire un mot à leur maitresse. Ils sont heureux ainsi et ils ont conscience de se qu’ils font. Certains auront une entière confiance en leur maitresse, et lui confiront la totalité de leurs comptes bancaires, ainsi ils seront heureux d’être dépossédés de leurs biens financiers. De cette manière, le moneysalve aura le sentiment que sa maitresse est traitée en reine, il sera satisfait. Il trouvera par ailleurs, un certain plaisir dans le fait d’être impuissant face au charme de sa maitresse, et à son caractère de dominatrice et d’humiliatrice. Pour pourvoir entretenir cette dernière, le moneyslave doit avoir une très bonne situation et gagner énormément d’argent, afin de subvenir à tous les caprices de sa reine maitresse. Il perdra son argent à lui faire plaisir. Il s’offrira son fantasme, c’est pour cela qu’il travaillera très dur et sera heureux d’aller travailler pour elle.
Le rapport est assez surprenant car le Moneyslave est totalement conscient de la situation. Il sait que sa Maitresse ne lui offrira rien en retour, il sait qu’il perdra son argent mais il s’achète son fantasme. Il se paye le luxe de satisfaire son désir de soumission en achetant sa Maitresse.
Le fantasme du Moneyslave
Nous vivons dans un monde où les femmes sont devenues indépendantes financièrement. Elles ont de ce fait plus besoin de la gente masculine pour subvenir à leurs besoins et pour vivre. Il n’y a plus ce sentiment pour l’homme de rapporter l’argent du ménage pour faire vivre son foyer, et par la même occasion entretenir sa femme.
Le fait de devenir un moneyslave, l’homme retrouve sa place dans le foyer en subvenant au besoin matériel d’une femme, il l’a dominera comme dans l’ancien temps. Pourtant, l’esclave financier est quant à lui soumis et il recherche ce sentiment de dépendance. Alors la question légitime est de se demander si au final le moneyslave n’interprète pas se rapport comme un lien de domination sur la femme qu’il entretient ? la question est un peu tirée par les cheveux mais mérite d’être posée.
On peut aussi imaginer que le moneyslave prône un système gynarchiste (un système totalement contrôlé par les femmes et qui prévoit la suprématie absolue de la femme sur l’homme). Dans cette hypothèse, le moneyslave vénérera et chouchoutera sa maitresse, même si l’aspect financier reste dominant, pour lui c’est logique et naturel. Il considère que la femme aime l’argent et tout ce qui brille, il essaye juste de répondre à l’idée qu’il se fait de la gente féminine. En lui confiant son argent, il aura l’impression d’améliorer la niveau social de sa reine. Il aura le sentiment qu’elle devient quelqu’un que l’on respecte grâce à ses parures, il la regardera, et la vénérera, l’idolâtrera, il la mettra sur un piédestal. Ce fantasme est d’autant plus fort que le moneyslave a le sentiment qu’il est l’auteur de cette ascension sociale. Le don est très important dans son fantasme, il se donne entièrement. Le moneyslave arrive, dans certains cas extrêmes, à une perte totale du contrôle financier ce qui, je vous laisse imaginer, peut conduire à des situations dramatiques de surendettement.
Le détournement du fantasme de moneyslave
Plusieurs raisons pour expliquer que le Moneyslavering est un fantasme dont les dérives vont s’accentuer dans le futur.
Depuis que le numérique existe, nous avons vu apparaître des « Moneymistress » elles sont souvent jeunes et surtout elles ont flairé le bon moyen pour se faire entretenir et se faire offrir quelques cadeaux. Elles cherchent leurs proies sur le net, et leurs demandent de faire des « offrandes » sous formes de bons d’achats sur des sites etc … Ce sont des cadeaux dématerialisés et en échange elles leurs jettent des phrases virtuelles pour répondre aux besoins de soumission cérébrale des moneyslave. Mais tout cela a des limites, et l’on se demande si ces « moneymistress » ne sont pas des hommes en fait ou des personnes résidant à l’étranger. Elles ou ils prennent plaisir en recevant leurs offrandes et non en abusant du moneyslave. On est assez loin des rapports de soumission BDSM ou le maitre apprécie véritablement la domination psychologique qu’il exerce sur sa soumise.
Cependant, devons nous nous offusquer de ces personnes qui ne font que répondre à une demande ?
Souvent, ce n’est que du fake, il n’y a pas de moneyslave, ni de moneymistress, ce sont des personnes qui entrent dans ce système moyennant quelques euros pour approcher un fantasme, sans le réaliser totalement. Le moneyslave n’engage que quelques euros et la pseudo dominatrice en profite pour en retirer une recharge téléphonique ou quelques babioles achetées à droite à gauche sur le net.
J’en arrive même à me demander, qui prend le contrôle sur qui ? le moneyslave qui engage quelques euros sur le net ou la jeune dominatrice qui a besoin de lui pour se payer un forfait de téléphone ?
Ceci étant, internet en arrive à dénaturer le fantasme du moneyslave. Rappelons que l’esclave financier veut pouvoir vivre son fantasme, qu’il a un statut social lui permettant de subvenir aux besoins de sa maitresse, et que le « vrai moneyslave » ne peut pas se contenter du virtuel, il aime la réalité, l’humiliation, il aime faire plaisir à sa maitresse, il sait qui elle est, ce qu’elle aime. Il sait qu’il est son pigeon, il vit son fantasme, et le fait qu’il ait de l’argent lui permet aussi de se faire plaisir en tenant sa maitresse auprès de lui, même si elle tient son compte bancaire en mains. On ne s’improvise pas moneymistress du jour au lendemain, il faut trouver l’esclave idéal qui lui donnera son titre. Car au final, on ne devient moneymistress que lorsqu’un moneyslave vous reconnaît en tant que tel !
Dans le monde du fétichisme et du BDSM le moneyslavering aurait pu trouver sa place. Ce que nous considérons de plus en plus comme moneyslavering de nos jours, c’est un échange de bons procédés entre adultes consentants, cachés, isolés derrière un clavier en quête de quelques petits bons d’achats, en échange de quelques phrases ou photographies. Il n’y a plus rien d’humiliant, ni de cérébral, ce sont des petites escroqueries virtuelles sans trop de conséquences.
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